Bernard Asquin page 1 - Institut Paracelse

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Bernard Asquin page 1

Les fondements > La psychosomatique

Bernard Asquin nous a quittés brutalement,sans prévenir, le 27 juillet 2007. Nous étions dans la même quête de vérité. Il était pour nous un véritable ami de coeur et d'esprit. Il est clair que son travail ne sera pas vain. Je me devais de retranscrire la conférence qu'il nous a donnée au Congrès de l'Institut Paracelse le 26 mai 2007 (voir revue 62). C'était sa dernière conférence !

Elle montre à quel point cet homme était un chercheur étonnant, dans une ouverture totale, une volonté de savoir et de comprendre à tout prix et un courage exceptionnel. Son temps de parole étant limité, il a été obligé d'abréger certaines parties de sa conférence et en particulier son introduction. Je me suis permis de puiser dans sa petite plaquette du même nom (qui était disponible pour le public lors du congrès) afin de compléter et préciser certains de ses propos.

Sinon, pour l’essentiel, je suis resté fidèle à son “parler” ! Espérons que sa vie et son oeuvre vont être une occasion – pour tous les pionniers de la dimension psychosomatique des maladies – de se retrouver enfin pour partager leurs avancées. Nous devons absolument nous unir pour que le paradigme psychosomatique puisse enfin prendre la place qui est la sienne, non pas pour la gloire des uns ou des autres mais pour permettre à l’humanité de sortir du cauchemar actuel...
Alain Scohy


Choc émotionnel & maladie
Conférence donnée par Bernard Asquin au congrès de l'Institut Paracelse en 2007.


Je ne parle pas de “cancer” dans mon titre car je me suis rendu compte que ce mot fait peur. En effet, pour la plupart d'entre nous, le mot “cancer” est systématiquement associé à la mort dans la déchéance et la souffrance. Cette nouvelle approche, bien au contraire, devrait permettre de se distancier de cette peur si fortement ancrée dans notre inconscient.


Présentation

Ma vie est scindée en deux parties : avant et après… C'est le cas de beaucoup de personnes qui accèdent à une prise de conscience.

En mai 1991, mon épouse est décédée. Elle avait 38 ans, elle est morte dans mes bras, tragiquement, d'un cancer. Les derniers mois, elle avait refusé l'acharnement thérapeutique. Ça m'a donné l'occasion d'observer des phénomènes dont les médecins ne voulaient rien entendre… J'ai été témoin de choses assez étonnantes.

En effet, quand une personne a un cancer, elle est suivie par les médecins avec des dosages de marqueurs tumoraux. Et chaque fois, le malade attend ses résultats avec une angoisse terrible.

En ce qui concerne mon épouse, il y a eu plusieurs erreurs dans ces résultats d'analyses. À deux reprises au moins, nous avons reçu un résultat du CA15-3 qui était excellent. Et à partir de ce moment là, mon épouse, de manière très étonnante, a revécu, littéralement. Elle revenait à la vie, refaisait des projets, elle était en forme. Elle n'était plus du tout la même personne que 24 h auparavant…
Et puis la correction venait, 2 ou 3 jours après, et, aussitôt, c'était à nouveau l'effondrement total. Ça m'avait vraiment intrigué – surtout les 6 derniers mois où nous étions ensemble au quotidien, heure par heure – puisqu'elle s'était détachée du système officiel. Je me suis rendu compte, à la longue, que ce phénomène concerne toutes les pathologies.

Je n'ai pas un parcours médical, je ne suis pas un scientifique ni un chercheur bien que j'aie quand même passé une licence et une maîtrise de chimie et de physique que je n'ai jamais exploitées… Tout ce qu'on avait à me proposer dans ce domaine n'était qu'une vie de routine dans des laboratoires d'usines chimiques, à l'opposé de mes rêves d'adolescent.

La fille et l'épouse de Bernard avant la maladie
Je suis devenu saltimbanque, musicien, chef d'orchestre et j'ai terminé disc-jockey. J'avais une très grosse structure dans le Nord. C'était donc un monde complètement différent, n'ayant rien à voir avec le milieu médical : le monde artistique, celui de la musique…

Mais je me suis toujours intéressé à la recherche scientifique, depuis tout petit : l'observation des insectes, des papillons, des fourmis ; l'élevage des grenouilles, des tritons, des orvets, des chenilles ; les expériences de chimie ; la lecture de revues scientifiques… J'ai continué de lire, de lire, de lire. Jusqu'au jour où il y a eu cet évènement tragique du décès de mon épouse.

Après ce choc vraiment terrible, surtout dans ces circonstances, j'ai été pris par une envie compulsive et irraisonnée de tenter de comprendre la maladie appelée “cancer”. Et j'ai mis le doigt dans un engrenage que je ne soupçonnais pas.

Ce fut très difficile au départ, compte tenu de mon manque de formation médicale. J'ai dû faire mes premières lectures avec des dictionnaires médicaux sous la main. Ce n'était pas évident. Je me suis mis à lire des dizaines d'ouvrages, écrits par les grands noms de la cancérologie officielle (Lucien Israël, Léon Schwartzenberg, Maurice Tubiana, Jacques Bréhant, Claude Romieu, etc.), ou par des cancérologues légèrement dissidents (Jean-Paul Escande, Jean-Claude Salomon, Philippe Lagarde, Henri Joyeux, etc.), tout en m'efforçant d'acquérir des notions d'anatomie, de physiologie.
J'ai commencé à “éplucher” toutes les revues scientifiques et médicales auxquelles je pouvais accéder (Sciences et Vie, Sciences et Avenir, La Recherche, Pour la Science, The Lancet, Le Panorama du Médecin, Votre Santé, etc.).
Tout cela se fit en parallèle avec des recherches sur l'histoire du cancer, de sa description, de la compréhension du phénomène et de son origine, de la lutte contre la maladie…
Dans le même temps, j'essayais de retrouver toutes les thérapeutiques proposées depuis plus d'un siècle et tentais de comprendre pourquoi certaines semblaient avoir eu un certain succès dans un premier temps, et puis étaient retombées dans l'oubli.

Petit à petit, j'ai commencé à aller à des conférences et à m'orienter surtout sur des recherches alternatives. J'avais un but bien précis : j'avais eu dès le départ l'intuition très forte que l'origine du cancer était à chercher ailleurs que dans les causes officielles, qu'il y avait d'autres paramètres ! J'avais l'intuition que le psychisme était en cause.

Et surtout – à partir d'indices fournis par un livre de Léon Renard (“Le Cancer Apprivoisé”, seul exemplaire arrivé par erreur dans la plus grande librairie d'Amiens et mis par erreur sur un étal, sur mon chemin...) – je me suis efforcé de reconstituer toute la chronologie de l'hypothèse psychosomatique (Georges Groddeck, Hans Seylie, Lawrence LeShan, Henri Laborit, Carl Simonton et Stéphanie Matthews, le Dr Michel Moirot, ainsi que des dizaines d'autres).

La finalité de toute cette folle démarche était de savoir si les travaux du Dr Ryke Geerd Hamer, dont j'avais eu connaissance par ce même livre de Léon Renard, constituaient la plus extraordinaire découverte de toute l'histoire de la cancérologie, ou bien n'étaient qu'une savante et séduisante construction paranoïaque totalement infondée.

Personnellement, j'avais été instantanément interpellé par son concept absolument révolutionnaire.

Mais il fallait en vérifier la validité de la façon la plus rigoureuse et scientifique possible, et en déterminer les limites. Je me suis donc efforcé d'en comprendre tous les rouages et toute la finesse, et de retrouver des publications médicales et scientifiques, souvent oubliées car inexplicables dans le contexte officiel, mais qui apportaient du crédit aux travaux du Dr Hamer.

Je m'efforçais aussi d'essayer de voir si les cas de cancers (ou d'autres maladies) pour lesquels j'avais suffisamment d'informations, pouvaient objectivement entrer avec précision dans le cadre de ce que je me devais de considérer encore comme une simple théorie.

Par ailleurs, il me fallait trouver des cas de guérisons totalement inespérées, et dont la seule explication ne pouvait être qu'une résolution concrète du choc émotionnel causal, ou, à la rigueur, un lâcher prise total vis-à-vis de celui-ci.

Enfin, élément non négligeable, il fallait prouver que, contrairement aux allégations officielles, la cancérologie était globalement en situation d'échec malgré quelques succès montés en épingle et les milliards de dollars investis.

Au cours de ces années d'investigation j'ai eu l'occasion d'assister à plus de trois cents conférences, colloques, congrès, symposiums, séminaires, etc. J'ai lu plus de six cents ouvrages se rapportant au sujet. J'ai retrouvé quelques dizaines de livres remarquables mais oubliés et rarissimes. J'ai rencontré des gens exceptionnels et courageux. Certains me font l'honneur de leur amitié. D'autres m'ont manifesté une hostilité inouïe. Certains m'offrirent l'occasion de joutes verbales publiques mémorables. Quels que furent ces rapports, ce fût toujours une source d'enrichissement.
Enfin, cette quête insensée m'a amené à ouvrir des portes qui débouchaient sur des couloirs dotés de nouvelles portes…
Ce qui fût pour moi l'occasion de découvrir :

– La bioélectronique de Louis-Claude Vincent,
– Les travaux de René Quinton sur les propriétés de l'eau de mer,
– Ceux de Delbet et Neveu sur le magnésium,
– Ceux de Linus Pauling sur la vitamine C,
– Les transmutations biologiques de Louis Kervran,
– Samuel Hahnemann et l'homéopathie,
– Jacques Benveniste et la biologie numérique,
– L’appareil à ondes multiples de Georges Lakhovsky,
– Antoine Prioré et sa machine à guérir le cancer,
– Rudolf Steiner et l'anthroposophie,
– Reich et son orgone,
– Paul Carton, la naturopathie, Alexis Carrel, Jean Solomidès, Mirko Beljanski et des dizaines d'autres. Et puis aussi la virologie, la recherche sur le SIDA et ses éminents dissidents (eux aussi frappés d'ostracisme), la génétique et ses contestataires...
– Et enfin, toute une bactériologie interdite avec l'immense savant que fût Antoine Béchamp, rayé de l'histoire par et pour la gloire de Louis Pasteur, ainsi que les travaux de Jules Tissot, de Gaston Naessens, de Sorin Sonea et Maurice Panisset, avec pour corollaire la remise en question de la vaccinologie, sujet tabou par excellence pour lequel notre pays du bon Pasteur aimerait voir se rallumer des bûchers afin d'y purifier par le feu ces brebis égarées… Et par la même occasion, brûler en place publique tous ceux qui contestent la voie officielle de la cancérologie, et ce, bien sûr avec la bénédiction des laboratoires pharmaceutiques et des conseils de L'ordre.


À plusieurs reprises, quand j'ai eu à donner une conférence, on m'a demandé de faire un état des lieux de la cancérologie officielle… J'ai développé tout cela pour une conférence qui a duré 4 h 15 à Paris… Je vais devoir aller très vite et passer sur des choses qui, pour vous, sont des banalités.

L'étymologie du mot “CANCER”

Il provient du grec KARKINOS qui signifie CRABE. Ce mot devient CANCER en latin.
Le mot “cancérologie” est impropre, puiqu’il est l'association d'un mot latin : cancer, et d'un mot grec : logos… On devrait dire “carcinologie”…
Le mot cancer est synonyme de mort, de déchéance physique et morale, et de souffrance à la fois par la maladie elle-même et par les traitements. Seuls, les cancérologues officiels semblent autorisés à parler du cancer sur le plan médical et scientifique. On m'a demandé souvent à quel titre je me permettais d'en parler. J'étais un peu désarçonné au début.


CANCER : le langage officiel des spécialistes
Il revêt deux aspects contradictoires :
Un aspect rassurant.

Selon eux, on guérit de plus en plus de cancers, les traitements sont mieux tolérés, on progresse dans le dépistage. Cet aspect justifie les dépenses en matière de recherche … qui sont somptueuses ! Mon épouse et moi avons fait partie des généreux donateurs à l'époque ! Nous avons côtoyé cette maladie pendant neuf ans avant que ça ne “récidive” !

Un aspect angoissant.

Il y a de plus en plus de cancers, une personne sur quatre aura un cancer, on parle même maintenant d'une personne sur trois. Ce qui permet de justifier la demande croissante de crédits pour la recherche.

Mais : souvenons-nous des campagnes orchestrées par l'A.R.C. sous la présidence de Jacques Crozemarie et du scandale de 1995 ! En ce qui me concerne, en octobre 1990, j'avais commencé à avoir des doutes très sérieux. J'avais ouvert un classeur que j'ai toujours, où j'avais écrit sur la couverture : “Le cancer, l'A.R.C., l'argent, les finances ?” et j'ai commencé à rassembler des éléments qui mettaient vraiment en doute cette “bonne cause”.
D'ailleurs, un an après le décès de mon épouse, il y a eu un autre décès dans ma famille du côté de parents un peu éloignés, et on m'a dit : “à l'enterrement, pas de fleur, pas de couronne, pas de plaque, rien ! Simplement, faites tous un don à l'A.R.C.”. Et moi, en mon âme et conscience, je ne pouvais plus. Donc, dans ma famille, on a commencé à penser que je devenais fou, évidemment. Heureusement, en 95, on a compris que c'était moi qui étais dans le vrai au sujet de l'A.R.C. !

Le cancer, un peu d'histoire

Le cancer est déjà mentionné dans des textes très anciens en Perse, en Inde, en Grèce, à Rome… En particulier dans le papyrus Ebers trouvé à Thèbes et gardé actuellement à Leipzig.).
Depuis 10/20 ans, on fait ce que l'on appelle de la paléo-pathologie. A partir de restes osseux, on arrive à retrouver des traces d'ostéosarcomes par exemple. Comme on part du principe que le cancer est très “ostéophile”, c'est-à-dire qu'il va faire des métastases osseuses, ça a permis de voir qu'il y avait déjà des cancers chez des gens, il y a entre 2 et 5000 ans. Mais, il y en avait  infiniment moins que de nos jours.
J'ai retrouvé une phrase d'Hippocrate (Cos, -460 / -377) qui montre qu'il était allé très loin dans la compréhension des choses. Il est d'autant plus regrettable que nous soyons de moins en moins dans une médecine hippocratique. C'était environ 400 ans avant Jésus-Christ  : “En matière de cancer, il vaut mieux ne pas traiter les malades qui ont des cancers occultes. Les malades meurent bien tôt s'ils sont traités. S'ils ne le sont pas, ils vivent plus longtemps !”. Passons…
On commence à trouver des textes assez précis avec Celse (-25 / 45), puis Galien (Pergame, 131 / 201).
Laennec est le premier à exposer la notion de métastases.
Les premières exérèses chirurgicales datent de Dupuytren, aux alentours de 1800. Mais en fait, on pense que par exemple les égyptiens faisaient certainement déjà des exérèses.
Virchow a été le premier à affirmer que toute cellule proviendrait d'une cellule. Quelques années après, Bard a précisé – et là on a un paradoxe, vous allez voir ! – que toute cellule provient d'une cellule de même nature ! Donc, quand on vous parle de métastases, comme le cancer du sein qui fait des métastases osseuses, nous ne sommes plus dans des cellules de même nature. Et cela a été entendu comme une avancée dans la compréhension.
L'histoire de Röntgen et, en novembre 1895, sa découverte des Rayons X par hasard. Ça, c'est passionnant, si j'avais du temps, je pourrais vous faire un petit exposé de 20 minutes sur toute l'histoire de cette découverte extraordinaire. Pour la petite histoire, il faut savoir qu'il n'a pas pris de risque : la première radiographie d'une main avec une bague est celle de son épouse, il n'a pas pris le risque de s'exposer lui-même !
Néanmoins, beaucoup d'espoirs arrivent dès l'année suivante, en 1896, lorsque Freund décide d'irradier une personne atteinte d'un naevus géant et, au grand étonnement de tout le corps médical, ce naevus guérit et cette personne a survécu des dizaines d'années, elle est morte très, très âgée. On a alors pensé qu'on avait fait là une très grande avancée dans les traitements.
Une chose aussi qui peut être intéressante dans les débats de ce week-end : Peyton Rous découvre en 1908 le virus du sarcome du poulet. On pense alors que c'est le virus qui est en cause. Est-ce qu'il n'est pas simplement associé ? Il y a des gens qui se posaient déjà la question à l'époque, mais enfin, on s'est dit qu'on progressait dans la recherche des causes…
A la même époque, le Pr. Doyen croit avoir découvert le microbe du cancer, le “micrococcus néoformans”, mais c'était une piste erronée. On était vraiment dans la logique de Pasteur. Il fallait trouver la cause, l'ennemi qui s'introduit dans le corps et vient agresser l'organisme, dans le cadre de cette guerre initiée par Pasteur et dont nous payons encore les conséquences aujourd'hui ... et nous n’avons pas fini.
La moutarde à l'azote (1942/1946) est la première chimiothérapie, elle est issue des gaz de combat, l'ypérite. C'est ensuite l'aminoptérine avec Sidney Farber, puis le méthotrexate, ensuite l'interféron…
Une chose étrange dont nous parlerons peut-être : Dennis Burkitt (1958/1963) travaille sur une tumeur de la mâchoire qui sévit dans une région précise d'Afrique, en Ouganda, chez les enfants… Il revient en Grande Bretagne et fait des conférences pour parler de ce phénomène étrange uniquement localisé là. Dans la salle de conférence, il y a un dénommé Epstein qui s'intéresse à la question. Ils repartent sur le terrain. En 1963, ils découvrent un virus en étudiant les tissus, qu'on a appelé le virus d'Epstein Barr. Nous sommes donc revenus sur l'hypothèse des virus pour les tumeurs cancéreuses. Mais, ce qui est étrange, c'est que dans d'autres régions du monde, ce fameux virus d'Epstein Barr ne provoque pas de tumeurs de la mâchoire mais des mononucléoses infectieuses. Allez savoir pourquoi ? Et dans d'autres régions, c'est encore autre chose. Vous voyez que nous sommes toujours en plein mystère.


Quelques chiffres
Il ne faut pas que ces chiffres vous inquiètent, vous êtes déjà dans une autre vision des choses….

Sachez quand même qu’en France, entre 1950 et 1968, nous sommes passés de 76 500 décès à 105 000 décès par cancers. En 1982, nous en sommes à 135 000… Et bien sûr, il faut faire le rapport à la population. 15% en 1950, 25% en 1982. En 1996, nous en sommes à 150 000. Ce sont des chiffres tout à fait officiels. À l'heure actuelle, je crois que c'est à peu près stabilisé.
Aux USA, le nombre de décès par cancer est de 280 000 en 1962...


Le 23 décembre 1971, le président Richard Nixon déclare officiellement la guerre au cancer. Pourquoi ? Il faut se souvenir que, peu de temps auparavant, il y avait eu la conquête spatiale et les américains étaient très en retard vis-à-vis des soviétiques. Le président Kennedy a décidé alors de mettre des budgets considérables dans la conquête spatiale, et en quelques années, non seulement ils les ont rattrapés mais ils les auraient même dépassés puisqu'ils auraient été les premiers, en juillet 1969, à mettre les pieds sur la lune. Nixon part du même raisonnement et décide d’investir des budgets colossaux sur le cancer. Il va même jusqu'à programmer la victoire pour 1976 ! Cette année-là tout simplement parce que c'était la date anniversaire du bicentenaire de l'indépendance : il fallait marquer le coup. Vous comprenez que pour un homme politique, il y a des dates dont il faut tenir compte, des évènements…
Pourtant, en 1982, le nombre de décès par cancer est de 433 000 puis en 1995 : 526 000, malgré des budgets considérables. Donc, échec sur toute la ligne. J'avais trouvé d'autres chiffres plus récents, mais ils ne se recoupaient pas tous, donc je ne les ai pas mis.

Les causes officielles du cancer
L'addition d’alcool, de tabac, et de café aurait un effet multiplicateur ?
La liste officielle des polluants chimiques cancérigènes augmente tous les jours.
L'alimentation serait en cause.

L'excès de grillades – par exemple pour les américains qui en font à tire larigot – ne serait pas bon !

Les inhalations professionnelles : même le bois serait cancérigène !?
Les virus seraient en cause puisqu'il y a notamment ce virus d'Epstein Barr.

Les bactéries sont également revenues à l'ordre du jour puisque, depuis quelques années, on nous dit : “Euréka, on a trouvé l'hélicobacter pylori associé à des ulcères d'estomac !”. On décide donc que c'est la cause de l'ulcère d'estomac, on extrapole en disant que l’ulcère est un précurseur du cancer et donc on fait le lien : “l'hélicobacter pylori est la cause du cancer de l'estomac!”. Qu'il soit présent, c'est une chose. Qu'il en soit la cause, nous gardons un point d'interrogation sur le sujet.


La lutte contre le cancer, les moyens ou “le choix des armes” !

Ce titre vient d'un cancérologue de Paris, Laurent Schwartz, qui est devenu un ami. J'ai tiré ce sous-titre de son livre : “Métastases, vérités sur le cancer”.  J'aurai l'occasion de vous en reparler, c'est quelqu'un de remarquable.

La chirurgie est la première arme : Cf. Dupuytren et les premières exérères.
La radiothérapie, depuis la découverte des rayons X par Röntgen.
La chimiothérapie avec l'exploitation des gaz moutarde puis de toute la filière chimique.
L'hormonothérapie ensuite.
Et maintenant, nous sommes à fond dans la thérapie génique.
Donc, tout va bien, nous sommes sur le point de tout comprendre et de tout résoudre. Par conséquent, il faut vraiment mettre de l'argent, il ne s'agit pas d'abandonner ces pauvres chercheurs qui ont besoin de notre aide.

Les nouveaux médicaments
Je ne vais pas développer ces planches… Mais j'ai donné plusieurs conférences où l'on m'a demandé de développer les nouvelles stratégies médicamenteuses. Alors vous les voyez, les rituximab, le trastuzumab, la superoxyde dismutase (SOD), le Phénil-acétate de sodium (NaP.A.) etc.… Mais, je voudrais quand même simplement que vous remarquiez ces trois noms : le Maptera, l'Erissa et surtout l'Herceptin.
C'est vrai que j'ai essayé moi aussi de comprendre ces stratégies, je me suis procuré des plaquettes réservées aux cancérologues, j'ai réussi à avoir des plaquettes des laboratoires Roche qui ont mis sur le marché l'Herceptin. Parce que nous allons reparler de ces noms dans quelques minutes.
Il faut savoir que ces stratégies sont très intéressantes, d'une intelligence remarquable. Ça va chercher vraiment très loin … mais ça veut dire aussi que ces médicaments sont d'un coût exorbitant.

La planche suivante est là pour illustrer une invitation que j'ai reçue pour un colloque à l'UNESCO le 10 mars 2003. C'était un colloque qui avait lieu dans la plus grande salle de l'UNESCO. La salle était archipleine. Il y avait même des gens assis sur les marches, ce qui veut dire entre 1300 et 1500 personnes. Beaucoup de femmes.
Je peux vous dire que l'atmosphère était angoissante parce qu'il y avait beaucoup de femmes atteintes de cancers qui venaient pour avoir des informations sur ces nouveaux médicaments.

Et il y avait sur scène les grands pontes du moment, notamment le Pr David Khayat, le Pr. Michel Marty, Henri Pujol qui est un homme remarquable – je le dis entre parenthèses, bien qu'il soit tout à fait dans le système, j'aurai l'occasion d'en reparler à la fin de l'exposé – et puis bien d'autres. Une autre planche qui n'est pas là faisait état des sponsors et autres organisateurs.

J'ai eu l'outrecuidance de me lever et de demander la parole. J'ai mis au point ma stratégie dans ces cas-là, j'essaie de me mettre assez près du micro, et ce n'est pas évident surtout dans des salles comme ça : beaucoup de gens vont demander à prendre la parole.
Je leur ai dit : “C'est très intéressant, tout ce que vous venez de nous exposer. Mais il y a un problème dont vous n'avez pas parlé, c'est le coût exorbitant de ces nouveaux médicaments”. Et alors là, j'ai senti que s'ils avaient pu me fusiller, j'étais mort. Là, je touchais à un sujet qu'il ne fallait pas aborder.
J'ai senti tellement de haine que je me suis tourné vers la salle. J'avais choisi mon emplacement pour pouvoir pivoter facilement.

Et j'ai dit à la salle : “Comment va-t-on gérer le coût de ces merveilleux médicaments ?”

Pour vous citer le cas d'une cure d'Herceptin, la dose médicamenteuse pour une cure de plusieurs semaines – sans compter la prise en charge, l'hospitalisation et tout le reste – rien que la dose coûtait à ce moment là 150 000 F ! Le Maptera dont nous avons parlé, c'est encore mieux comme stratégie parce que c'est un traitement à vie à raison de 20 000 F par mois. Faites le calcul ! Vous voyez ce que ça fait.
On a essayé à toute force de m'empêcher de parler. J'ai simplement eu le temps de rendre hommage au Pr. Henri Pujol parce qu'il avait été l’un des premiers à se battre pour que les femmes atteintes de cancer du sein aient droit à la parole, aient le droit à s'exprimer. Il a mis en place des groupes de parole etc.. Et j'en parlerai plus tard, il a soutenu une thèse absolument remarquable et complètement iconoclaste. J'ai eu le temps de dire ça et ensuite on m'a coupé le micro, évidemment ! J'en avais beaucoup à dire.


L'échec de la cancérologie officielle
EN 20 ANS (1976-1996), plus de 4O MILLIARDS DE DOLLARS de dotations ont été injectés dans la recherche contre le cancer. (USA et Europe) !
Voici quelques phrases tirées du livre du Dr Laurent Schartz : “Métastases, vérités sur le cancer”, paru en 1998.
Près de 600 000 produits naturels ou de synthèse ont été étudiés dans le plus grand désordre... Le NCI analyse quelque quatre cents molécules par semaine. En 1975, 40 000 molécules ont été testées.
10 000 revues médicales (mensuelles) :

– “…l'immense majorité de ces publications ne font que de la paraphrase, redisent autrement ce qui avait été dit auparavant, présentent différemment ce que tout le monde sait ou presque”
– “…une rude compétition pour publier avant les collègues une banalité en vogue, ne serait-ce que pour ajouter une ligne à son CV”
– “…publier (en anglais) des articles que presque plus personne ne lit”


Les molécules testées, parlons-en… Il faut voir dans quelles conditions ! On a sacrifié des millions de petits mammifères dans des conditions atroces ! Des singes, des lapins. C'est une petite parenthèse, mais qui permet de se rendre compte de l'égrégore que nous traînons avec elles !

Nous arrivons ensuite aux choses sérieuses :
Je lisais régulièrement beaucoup de revues scientifiques. En février 1996, je suis tombé sur le numéro de La Recherche avec en titre énorme, rouge : “Cancer, la science en échec !” Le numéro est épuisé, je vous le dis tout de suite. Le jour même, j'ai essayé de contacter l'auteur de cet article, le Dr Laurent Schwartz. J'avais en effet l'intuition depuis plusieurs années qu'en matière de cancer, nous étions effectivement en situation d'échec.
Comme je maîtrise bien l'investigation, j'arrive à avoir ses coordonnées le jour même, je l'ai au téléphone, on discute, il est très sympathique. Il me prend pour un joyeux farfelu mais il m'écoute quand même. Je lui fais part de certaines choses. Il s'y intéresse, il voit que je suis vraiment motivé. Il me propose alors de déjeuner avec lui pour discuter ensemble, si je viens un jour à Paris.  Je lui avais dit qu’il y avait des années que j'attendais quelqu'un qui ait le courage d'écrire ce qu'il avait écrit là dans une revue scientifique. Sept pages où il fait vraiment état d'un bilan catastrophique. Je lui propose de venir le rencontrer dès le lendemain…
Je me suis donc retrouvé à l'hôpital Thonon à Paris, là où il était. Je n'ai pas le temps de vous rapporter les propos qu'il m'a tenus quand nous avons cheminé dans les couloirs de cette immense ville qu'est cet hôpital… Immense au point qu'à l'entrée, on vous remet des plans pour ne pas vous perdre avec des couleurs par étage ! C'est gigantesque. Nous sommes allés manger dans le petit restaurant, à côté. Il me citait des cas tout en marchant dans les couloirs. Des gens venaient le saluer, ils pensaient aller bien, il leur disait de continuer dans la même voie… Et puis il me disait à moi : ce pauvre homme, dans trois mois, il est mort ! Il m'a dit des choses comme ça. Je sentais un homme désabusé. J'ai su par la suite qu'il avait exercé à Boston pendant dix ans dans un des plus grands centres de cancérologie.

Nous avons eu des contacts… Ce n'était pas évident au début, je n'avais aucun cursus médical, mais il y avait un petit courant de sympathie qui s'établissait entre nous.
J'ai appris à ce moment-là qu'il faisait des recherches sur les mélanomes oculaires. Il travaillait avec toute une équipe de Polytechnique qu'il avait constituée pour démontrer que la mise en cause des UV dans la genèse des mélanomes oculaires est une erreur.

Ça m'avait intéressé. J'ai profité de cette opportunité, je savais depuis un an qu'un anglo-saxon avait fait des recherches similaires et il ne le savait pas. C'était Jonathan RISE. Je l'ai donc mis sur la piste de ce chercheur. À partir de ce moment-là, il m'a pris un peu plus au sérieux et en considération et ça m'a permis d'aller un peu plus loin dans nos relations.

SUITE de la conférence sur la page 2
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